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mercredi 24 octobre 2012

Flags, battle of Nieuport, 1600


You will find in the link below some spanish and dutch flags i have done for an article on the battle of Nieuport written for the french magazine Vae Victis (n°105) :

http://vaevictis.histoireetcollections.com/bonus/Drapeaux%20Nieuport%201600.jpg

Vous trouverez dans le lien ci-dessus une planche de drapeaux espagnols et des Provinces-Unies que j'ai réalisé pour mon article sur la bataille de Nieuport, dans le Vae Victis n°105.





Ci-dessus : certaines de mes sources d'informations (some sources). De haut en bas :
- Blason de Maurice de Nassau que l'on retrouve comme motif du guidon de ses Gardes (Coat of Arms of Maurice of Nassau) ;
- Drapeaux hollandais d'après une gravure de la bataille (dutch flag according to an engraving) ;
- Guidon de lancier espagnol d'après une gravure de la bataille (spanish lancers' flag according to an engraving of the battle).

mardi 28 septembre 2010

Prince of Orange Army, 1641


The prince of Orange army, in may 1641 - L'armée du prince d'Orange, mai 1641, à Littoien : 15,000 hommes de pied (foot), 4,500 chevaux (horses) & 40 canons de 12 livres.
In 3 corps :

Avant-Garde : 5 régiments français (french) à 10 compagnies, les régiments hollandais (dutch) de Beverweet à 7 compagnies et de Wynbergen à 7 compagnies, un régiment wallon à 7 compagnies, le tout faisant 71 compagnies de gens de pied (foot).
Bataille : 4 régiments anglais (english) à 10 compagnies chacun (each), les régiments allemands de Solms à 7 compagnies et d'Erenreiter à 7 compagnies, les régiments hollandais (dutch) du comte Hornes (7 compagnies), du comte Henry de Nassau (7), pour un total de 68 compagnies.
Aiirère-Garde : 3 régiments écossais (scottish) de 7 compagnies chacun, les régiments allemands du comte Guillaume (Wilhelm), Ferens l'ainé (the old) et Ferens le jeune (the young) de 7 compagnies chacun (7 each), les régiments hollandais (dutch) d'Alva, de Sterckenburg, de Swertsenburg & de Noortwyck, de 7 compagnies chacun (7 each), pour un total de 70 compagnies d'infanterie.
Reserve : les Gardes du Prince, 7 compagnies libres (free companies).

Cavalerie : 61 compagnies en 11 régiments, commandés par Staeckenbrouck & Stirum.


Prince of Orange Army, 1629

Here is the army of the Prince of Orange in april 1629, near Nimegue. From the memories of Frederic Henry of Nassau.
Voici l'armée du prince d'Orange en avril 1629. Source : les mémoires de Frédéric Henri de Nassau

Avant-Garde : 88 compagnies d'infanterie en 7 régiments.
Regiments français (french) de Châtillon (13), Courtomer (11), Hauterive (13), Candale (14), régiment wallon de Famars (16), régiments hollandais (dutch) de Dieden (10) & Varic (11).
5 régiments de cavalerie, de 4-5 compagnies, commandés par le duc de Bouillon.

Bataille : 67 compagnies d'infanterie en 7 régiments.
Régiments du comte Ernest de Nassau (14), du comte Guillaume de Nassau (11), Frisons (9), nouvelles compagnies (5), régiments écossais (scottish) de Broc (10), de Hacquet (9) et de Bacbouch (9).
5 régiments de cavalerie, de 4-5 compagnies, commandés par Stackenbrouck.

Arrière-garde : 89 compagnies en 6 régiments.
Compagnies extraordinaires (7), régiments anglais (english) de Veer (28), Cecill (13), Morgan (13), Harwood (14), Brederode (14).
5 régiments de cavalerie, de 4-5 compagnies, commandés par le comte de Stirum.

Tola : 24 000 hommes de pied (272 hommes par compagnie) et 4 000 chevaux.

dimanche 5 septembre 2010

Dutch Infantry - Infanterie Hollandaise 1620-50

After the dutch cavalry, here is the infantry, according to K.A Wilke.
Après la cavalerie, voici l'infanterie hollandaise selon une aquarelle de K.A Wilke.




















I was wondering about the colours of Dutch infantry. Here is some answers ...
Se pose alors le problème des drapeaux de l'infanterie : en voici quelques éléments.

As we see on this picture, dutch standards were mainly with horizontal strips, often of 3 colours. There can be 3, 6 or even 9 strips. The orange white blue pattern was popular but other colours were used. Here are the ones i have identified on dutch painting :
- Beige / blanc (white) / vert-gris (green-grey) / blanc / noir (black) / blanc / vert-gris / blanc / beige (Company Jacob Gerritsz in 1595 - from Pieter Isaacz. Seems to be 9 strips)
- Orange / blanc (white) / rose (pink) / blanc / orange / blanc / rose / blanc / orange (Company Dirk Jacobsz in 1596 - from Cornelis Ketel. Seems to be 9 strips)
- Company Geurt van Beuningen in 1613, by Jan Tengnagel : no strips, plain orange with a pattern.
- Company Albert Coenraetz in 1625, by W.J. Van den Valckert : the same, no strips, plain orange with a pattern inside.
- Ccompany Allart Cloeck in 1632 by Tomas Keyser: seems to be an orange, a white, perhaps a grey-green and a pale blue strip. Don't know how many strips.
- Company Reinier Rexel in 1637, by Frans Hals : no strips, plain orange. (Drapeau tout orange).
- Company Bicker in 1638 by Joachim van Sandrart : no strips, plain orange. (Drapeau tout orange).
- Company F.B Cocq and W. van Ruytenburch in 1642 by Rembrandt : blanc (white) / bleu (blue) / blanc / bleu / blanc / bleu (?). Don't know how many strips.
- Company Albert Bas in 1645, by Govert Flinck : no strips, plain orange with a pattern inside.
- A soldier by Jacob Duck : perhaps 6 strips, blanc (white) / bleu (blue) / blanc (white) / orange / blanc / bleu (...).

And last, the dutch "national" standard from the siege and capture of Hulst from Hendrick de Meijer.
Et pour finir, le drapeau hollandais au le siège et à la capture de Hulst, sur un tableau de Hendrick Meijer.















lundi 5 juillet 2010

Dutch cavalry circa 1640

Here are some dutch horsemen, circa 1640, from K.A Wilke. A very very nice watercolor artwork...

jeudi 20 août 2009

The Durch army at Nieuport, 1600



Dutch army of Maurice of Nassau at Nieuport, 1600, from the "Description et représentation de toutes les victoires de son excellence le prince Maurice de Nassau, Leyden 1612".

L'armée hollandaise à la bataille de Nieuport 1600 selon "Description et représentation de toutes les victoires de son excellence le prince Maurice de Nassau, Leyden 1612".

L’avant-garde de son excellence.
Le comte Lois de Nassau, frère du comte Ernest, avait la charge de l’avant-garde de la cavalerie, comme étant leur lieutenant général, et avait près de soi la compagnie de cavalerie, celle du prince Maurice de Nassau qui étaient cuirassiers, commandés par le sieur Walraven de Gend, fils du sieur Oyen, celle du comte Henri Frédéric, frère du prince Maurice, conduite par le capitaine Bernard, toutes en une troupe. La 2e troupe était commandée par le sieur Marcelis Bacx, avec sa cornette, celle de Paul Bacx, sous la conduite du lieutenant Hans Sixé, et celle du capitaine la Sale ; derrière ceux-ci étaient les carabins de Couteler, Pierre Panny et Batenborch.
Près de cette avant-garde étaient à pied la compagnie des gardes du prince Maurice, commandée par le capitaine Van der Aa, et celle du comte de Hohenlo, conduite par le lieutenant Stridthorst, avec le régiment des anglais, qui étaient 13 compagnies, sous la conduite du général et chevalier François Veer, à savoir, sa compagnie, celle du capitaine Iapley son sergent major, celle de Denis, de Daniel Veer, de Hontwor, de Haumunt, d’Ogley, de Tyrrel, de Farfax, du chevalier Calistenes Brock, de Foster, de Garner, et de Holcrest.
Près de ceux-ci était encore le régiment du chevalier Horatius Veer, à savoir sa compagnie, avec celle de Sutten, du chevalier Thomas Knolles, commandée par Pietfielt, de Pirthon, de Cicil, de Morgan, de Meetkercke, de Schot, de Vavisour, de Cains Hartwirschon et de Deubey, faisant ensemble 11 enseignes. près d’eux étaient les frisons commandés par le lieutenant général Taco Hottinga avec sa compagnie, celle du baron de Sidenische, conduite par son lieutenant, celle de Gaspar d’Eussem par son lieutenant, de Michel Hage, de Frédéric Grovesteyn, de Hans van Oschem, de Hans de Vries, de Hans Zageman, de Quirin de Blaw, de Edgardt Grovesteyn, de Jean Kief, d’Egbert Hoving, de Holstein, d’Assuerus, de Gerrit Schay le jeune, d’Arusma, et de Rupperda, faisant ensemble 17 compagnies ; ces 41 enseignes faisaient l’avant-garde à pied, et sur eux tous commandait le général François Ver.

La bataille de son excellence.
Le comte George Everard de Solms conduisait la bataille, avec sa compagnie de cavalerie, celle du comte Frédéric de Solms, celle de Joos Wierich Clour, et de Jean Bacx ; en une autre troupe il y avait la cornette de Godard de Balen, celle du chevalier Veer, conduite par son lieutenant, et celle du seigneur Cicil, faisant ensemble sept cornettes.
Les gens de pied au milieu de la cavalerie étaient le régiment du comte Henri Frédéric de Nassau, commandée par le sieur Daniel de Hertain, seigneur de Marquette, son lieutenant colonel, et en ce régiment il y avait sa compagnie, celle de Jean de Bont, d’Antoine de Saucy, de François Marly, de François Maréchal, de Philippe de la Lou, de Jean Nemmery, de Jonas Durant, et de Gabriel de Nouvelles, faisant ensemble 9 compagnies, auquel était adjoint le régiment des suisses auquel il y avait 4 enseignes, à savoir : celle de Hans kriegh de Ballichom, de Hans Sas d’Underwald, de Hans Meyer de Zurich, et de Guillaume de Puis.
Et encore deux bataillons de français commandés par le sieur de Dommerville, comme lieutenant du colonel sieur de la Noue, sa compagnie, celle de la Rocques par son lieutenant, celle du Sault, commandant le second bataillon, celle de la Simendrie, de Mareschot, de Hamelet, de Brusse, de Corimeres, conduite par son lieutenant, lui étant tiré devant le fort d’Albertus, celle du fort de Formentière, de Vernevil, et du pont Aubert, faisant ensemble 12 compagnies. Au milieu desquelles était le prince Maurice, pour mettre ordre partout, accompagné de son frère le comte Henri Frédéric de Nassau, et de quelques seigneurs, comme de Jean Adolph duc de Holstein, Jean Ernest prince d’Anhalt, trois comte de Solms, à savoir le comte Frédéric, le comte Albrecht Ot, et le comte Henri Guillaume de Solms, le comte de Coligny, sieur de Châtillon, neveu de ce renommé amiral de France, le milord ou baron de gray, le sieur de Divry, le sieur Justinus de Nassau, et plusieurs autres gentilshommes anglais, français et allemands, qui accompagnaient le prince Maurice sans aucun commandement, la bataille étant forte de 25 enseignes de gens de pied et de 7 cornettes de chevaux.

L’arrière-garde de son excellence.
L’arrière-garde était conduite par messire Olivier Van der Tempel, sieur de Corbeke, en laquelle il y avait trois cornettes de cavalerie, commandées par Wernhard du Bois, à savoir la sienne, celle de Hamelthon, et celle de George Couteler, lequel Couteler en la bataille fut aussi mis devant.
Il y avait pareillement 3 bataillons d’infanterie, le régiment du comte Ernest de Nassau, où il y avait sa compagnie, conduite par son lieutenant, la compagnie de Huseman lieutenant colonel, celle de Massau, d’Imbise de Cotwis, de Balthasar, d’Eussum, de Pithan, la vieille compagnie du comte Ernest par un lieutenant, celle de Crimvits, d’André Breede, de Lucas Nenser, et de George Weckerle, en tout 13 enseignes.
Le régiment du sieur de Gistelles, sa compagnie colonelle, celle de Georges Everard comte de Solms, par son lieutenant, d’Aeneas de Treslon, de Trebourg, de L’Amovillerie, de Langevelt, de Ruysse, et de Floris de Wingaerden.
Au troisième bataillon était le régiment du colonel Huchtenbrouck, avec sa compagnie colonelle, conduite par Marlin, celle du sieur de Tempel, conduite par Belin son lieutenant, celle dudit Marlin, de Diric de Jonghe, de Ruyssenbourg, de Jean de Loon, et de Calvart ; ces 26 enseignes faisaient l’arrière-garde, avec 3 cornettes de chevaux.














(The dutch army at Nieuport)

jeudi 13 août 2009

A french account of operations in Flanders, 1622


The defeat of Dutch troops, out of Bergue on the Ion, by the army of the Marquis of Spinola.

with the siege set by the marquis, and everything that happened in Flanders since July the first, so far.
And the new defeat of four Cornettes of the Prince of Orange's cavalry, and the storming of three places of the Duchy of Cleves, by the Count Henri de Bergues, lieutenant of the Infanta.
Paris, 1622.


La défaite des troupes hollandaises, sorties de Bergue sur le Ion, sur l’armée du marquis Spinola.


Ensemble le siège mis devant ladite place par ledit marquis, et tout ce qui s’est passé en Flandres depuis le premier juillet, jusqu’à présent.
Plus la nouvelle défaite de quatre cornettes de cavalerie du prince d’Orange, et la prise de trois places du duché de Cleves, par le comte Henri de Bergue, lieutenant de l’Infante.
A Paris, 1622.

“Il y a quelques mois que le comte Henri de Nassau, frère du prince d’Orange, ayant assemblé quelque quantité de cavalerie dans la ville de Breda, prit résolution de faire le dégât dans le duché de Brabant, ce qu’il entreprit en une belle nuit, avec 1,200 chevaux, de telle sorte que le ravage qu’il y fit, porta dommage au pays à l’estime de plus de 600,000 florins, il y eut près de 20 bourgs et villages brûlés, beaucoup d’églises et monastères champêtres exposées à la merci des flammes, qui étaient aperçues même des villes de Bruxelles, Malignes, Bosleduc, et Louvain, au grand regret des habitants, particulièrement de Bruxelles et Malignes, qui voulaient sortir de force sur les ennemis sans la prudence des gouverneurs et magistrats qui ne le voulurent permettre pour éviter une plus grande fortune.
Le marquis de Spinola qui était dans Bruxelles, ne fut pas peu blâmé du public d’avoir souffert un tel affront lui avoir été fait à la barbe ; mais protesta et par serment dès lors que les hollandais le payeraient chèrement ; et dès ce temps même résolut de mettre son dessein à exécution.
Le comte Henri de Bergue général de la cavalerie de Flandres, qui était au delà du Rhin, au bruit de ce dégât repassa promptement en Flandres avec 2,000 chevaux, pour secourir le pays ; mais il arriva trop tard, pour ce que les ennemis avaient déjà fait retraite, et pour ce s’en retourna à son pôle au delà du Rhin, où étant pour donner sujet de divertissement au comte Henri de Nassau, s’approcha avec 8,000 hommes, tant de pied que de cheval du camp des hollandais, du côté d’Emmeric, fait tenter Reez, et reconnaître la place, donne quelque escarmouche aux ennemis, entre jusque dans leurs retranchements, où le seigneur Jean Baptiste Doria, neveu du marquis de Spinola, pour s’être avancé trop avant, fut tué au grand regret de l’armée.
Ledit sieur marquis pour se venger de tout ceci, assemble tous les gens de guerre qu’il avait levé aux Pays-Bas, au nombre de 45,000 hommes, tant de pied que de cheval, et tire droit avec cette armée du côté de Maastricht, faisant mine de vouloir tirer en Allemagne et repasser le Rhin pour tourner du côté de la Frise, afin d'alarmer les hollandais de ce côté, et attirer leurs armées comme il a fait.
De Maastricht il rebrousse chemin tout court vers Bruxelles ; mais auparavant il donne ordre au comte Henri de Bergue, de se loger entre le Meuse et le Vals, du côté de Grave avec 20,000 hommes, afin de tenir les hollandais en cervelle, et les empêcher de secourir les places que le marquis de Spinola prétendait assiéger en Brabant.
Ce dessein lui réussit si à propos, qu’étant ainsi retourné à Bruxelles, il renvoya le reste de son armée du côté de Breda sous la conduite de don Luis de Velasque, et se rendit incontinent après en son camp, ou étant fit attaquer la ville de Steemberg qui se voyant ainsi inopinément assiégée, bloquée et investie de toutes parts, hors d’espérance de secours que ledit comte Henri de Bergue empêchait de venir par terre, se rendit à composition audit marquis, 1,500 hommes sortirent de la place, et le marquis y en mit 3,000 pour la garde d’icelle.
Après la prise et réduction de cette place, le marquis voulut exécuter son dessein qui de longtemps il a projeté sur Bergue sur le Ion, place sur la mer, de même situation que peut être celle de La Rochelle, et tellement considérable et forte, que le feu duc de Parme l’ayant autrefois assiégée, fut contraint de l’abandonner et d’en lever le siège : elle peut être battue et assiégée du côté de la terre ; mais toujours à elle la liberté de la mer, d’où il lui peut arriver le secours de Flessingue et d’Hollande.
Il l’envoya donc assiéger avec l’armée par le comte de Salazar, et le 27 juillet dernier ledit sieur marquis étant arrivé de Bruxelles à Anvers, en partit ce dit jour avec tous les princes et seigneurs de la cour, pour se rendre au camp devant ladite place.
Elle est dit-on importante au pays de Brabant, on espère pourtant par tout les Pays-Bas, que le marquis de Spinola en aura bonne issue, et qu’il ne l’eut pas fait assiéger s’il ne savait le moyen de la prendre, et d’en sortir avec l’honneur. Dès les premiers jours du siège les siens gagnèrent une demi-lune sur les ennemis, où ils se mirent à couvert du canon de la ville, malgré toute la résistance qui s’y fit.
Les assiégés font assez souvent des sorties sur le camp du marquis, mais ils ont eu le plus souvent du pire.
Le 22 juillet dernier, jour de la Madeleine, ils en firent une à leurs dépends véritablement, en icelle ils avaient dessein d’enlever le quartier des italiens ; mais il fut si courageusement soutenu, qu’ils laissèrent sur la place près de 300 hommes morts des leurs ; de la part dudit sieur marquis, il n’y en eut pas plus de 30, tant tués que blessés.
Le chef des ennemis sortit qui conduisait leur cavalerie, qui était un brave français, de la province de Picardie, nommé monsieur de Mey, de la religion prétendue réformée, et qui s’était donné au service des hollandais, est demeuré en cette charge, lequel a été infiniment regretté des assiégés, aussi était-il très habile homme et fort courageux.
Monsieur le comte de Candale qui s’est donné au service des états de Hollande, s’est jetté pour eux en cette ville de Bergue, en qualité de colonel du régiment français qu’y commandait autrefois monsieur de Châtillon.
Le marquis de Spinola a devant cette ville là plus de 15,000 hommes tant de pied que de cheval, et bonne quantité de canons.
De nouveau sont encore arrivés et passés par Anvers 4,000 hommes, tant anglais qu’irlandais, levés en Angleterre et Écosse pour le service de la sérénissime Infante, contre les hollandais.
Par lettres dernières écrites de Bruxelles, on mande que le comte Henri de Bergue a attaqué un quartier de l’armée du prince d’Orange sur les frontières du duché de Cleves, lequel il a enlevé et défait 4 cornettes de cavalerie, pris un duc de Saxe Weimar, et un gentilhomme anglais, et autres prisonniers ; et auparavant cette défaite ledit sieur comte a pris encore sur les hollandais la ville de Genep, et deux forts châteaux.”