dimanche 19 juillet 2009

A french account of the battle of Wimpfen, 1622


This is an account of the Battle of Wimpfen won on May 6, 1622 by the army of the Catholic League, commanded by Jean Tzerclaes, Count Tilly, reinforced by the Spanish army of Don Gonsalvo Cordoba (18,000 men in total), facing the Badischer army of Georg Friedrich, Margrave of Baden-Durlach (12,700 men).

This report is interesting not for the too brief description of the battle, but because the booty is very detailed, with all the artillery park, and because it contains the words inscribed on one of the protestant’s banners, belonging to the Count of Baden-Durlach. Sorry, but i haven't translated this text, i have just translated it from old to modern french.

Voilà une relation de la bataille de Wimpfen, remportée le 6 mai 1622 par l’armée de la ligue catholique, commandée par Jean Tzerclaes, comte de Tilly, renforcée par l’armée espagnole de Don Gonsalvo de Cordoba (18,000 hommes en tout), face à l’armée badoise de Georg Friedrich, Margrave de Bade-Durlach (12,700 hommes).
Ce compte rendu est intéressant non pas pour la description trop succinte de la bataille, mais parce que les prises sont très détaillées, avec notamment tout le parc d’artillerie, et parce qu’on y trouve les mots inscrits sur un des étendards protestants, appartenant au comte de Bade-Durlach.

La bataille et victoire obtenue sur les rebelles d’Allemagne, par sa Majesté Impériale, contre le Comte Palatin et ses adhérents.
Avec la déloyauté et cruauté du Comte Mansfeld.
semble la défaite de six mille hommes, avec le nombre des prisonniers, et prise de mille chariots chargés d’or, d’argent, canons, et plusieurs munitions de guerre.
A LYON, 1622.

“Il est bien raisonnable que le nom de Dieu tout-puissant soit loué et remercié pour la grande victoire qu’il lui a plu de donner au Palatinat contre les rebelles de la Majesté Impériale, aux camps ou armées de laquelle commandaient et assistaient comme capitaines généraux de ladite Majesté Dom Gonsalvo de Cordoba, et le général Monsieur de Tilly, contre les ennemis, à savoir, le camp du Palatin, celui que le marquis de Dulrach et leurs confédérés ensemble, avec le comte de Mansfeld et les siens, qui cependant a pris la ville de Ladenberg, là où il a permis grande cruauté car nonobstant qu’il avait pris à sa miséricorde les soldats de la garnison de ladite ville, avec promesse sous son serment de leur sauver la vie, n’a pas laissé d’en faire massacrer cinq cents d’iceux. O homme sans foi, tu ne peux finir que malheureusement.
L’ambition mère de malheur, ayant poussé le comte Palatin de se faire couronner roy de Bohême, contrevenant à sa promesse, lors qu’on fit élection du Saint Empire Romain, à l’archiduc Ferdinand à Francfort, donna sa foix aux autres, à ladite élection, et en après couvertement confédera avec ceux de l’union contre ledit Saint Empire, et contre sa Majesté Impériale, se rebellant avec ses adhérents alencontre, comme peu après il apparut, (vsur?ant) la couronne dudit royaume de Bohême, proche de la ville de Prague, le 4 novembre 1620 comme il est notoire à tout le monde.
Mais pour venir à notre propos, cette générale bataille fut faite et donnée contre les rebelles au Palatinat, par delà la ville de Heidelberg, proche de Kirchauen, où furent défaits plusieurs ennemis, et beaucoup pris prisonniers, comme s’ensuit.
Premièrement, du côté des ennemis y sont demeurés morts sur la place plus de cinq mille hommes, y compris les noyés et brulés, parce que notre artillerie avait donné à certaine quantité de poudre de l’ennemi, laquelle s’envolait en l’air brûlant plusieurs soldats de l’ennemi.
Trois lieues de loin au camp, l’on ne voyait que hommes et chevaux morts.
Les nôtres ont pris prisonniers plus de onze cents hommes de l’ennemi, entre lesquels il y a plusieurs officiers principaux, gentilshommes, capitaines, porte-enseignes et autres officiers.
Le comte chrétien Palatin mort. Le duc Magnus de Wurtemberg mort. Les deux fils du marquis de Durlach demeurés morts. Le comte de Rhingrave, général de la cavalerie de l’ennemi est aussi blessé mortellement, et quarante autres principaux personnages de qualité y sont aussi demeurés morts.
Des nôtres y sont demeurés morts quelques soldats espagnols, et quelques cents de blessés, entre autres le sergent major et sept capitaines et principaux officiers fort pitoyablement blessés, de manière que nous estimons que de notre côté sont morts et blessés environ quatre cents hommes.
Les principaux prisonniers qu’avons de l’ennemi, s’est le Sieur capitaine Maule de Steinfels, Ioannes Wilhelm Ardinel, George Philips van Helmstede, Ioan Woissvan, et plusieurs autres de remarque tant gentilshommes que officiers.
L’on a pris de l’ennemi plus de mille deux cents chariots et charettes, plusieurs milliers daldres impériaux d’argent nouvellement monnayé, avec plusieurs pièces d’or, loyaux, chaines d’or et dimanants, grande quantité de meubles, hardes, bagage, en si grande abondance que les soldats n’en savaient que faire.
Le reste des ennemis se retirèrent en certain bois ou forêt, abandonnant tout ce qu’ils avaient.
Il y avait un grand nombre de chariots chargés de toutes sortes de munitions, d’autres de moulins pour moudre le grain, bateaux, échelles, artifices de guerre ou feux artificiels, une grande multitude de corselets, harnois et autres armes de guerre pour armer plus de huit mille hommes.
L’on a encore pris 20 carosses, entre lesquels l’on a trouvé du bagage fort précieux, et une grande quantité d’étendards et enseignes, et entre autres trois du marquis de Durlach fort riches, dedans l’un est écrit en charactère allemand Si Dieu est avec nous, qui nous peut nuir.
L’on a encore gagné deux deux grandes pièces de canon de fer, qui portaient balles de soixante livres.
Item 20 moyennes et petites pièces de métal, entre lesquelles il y en a 15 pièces qui tirent balles de 40 livres.
Plus 85 petites pièces, que l’on porte sur des chariots étant faites de fer desquelles l’on n’a jamais usé.
Plus six grandes pièces de métal. Item, cinquante chariots chargés de balles, poudre, et autres instruments.
Item quatre autres chariots chargés d’échelles à faire(?) des efforts, faites fort ingénieusement.
Item en pain, farine, sel, vin, bière, et autres vivres vu telle quantité et multitude, que c’était une chose merveilleuse. Item l’argent du marquis de Baden, chargé sur des chariots, jusques à la somme de cent et vingt-cinq mille Rix daldres, la plus grande d’iceux du coing de l’Archiduc Léopold.
Item plusieurs milliers de deniers ou monnaies du coing royal, que les états de l’union contribuent de nouveaux, tout cela ont nos soldats fait bonne prise.
Item encore plusieurs Rix daldres de ce coing inscription du chrétien duc de Brunswick et Lunen?rch et c. à l’autre côté Flagellum Sacerdotum, Je veux punir les prêtres et à l’un côté au milieu : Ami de Dieu et ennemi de tous les prêtres.
Tous les chemins par où nos gens passaient pour se joindre à l’ennemi, étaient minés, pour faire sauter nos gens en l’air, et ça a été un miracle que le seigneur Dom Gonsalvo ne s’envola en l’air, car un de ses chevaux de selle se souffla à moitié.
La bataille dura depuis une heure après midi jusque à quatre heures et demi, fort rigoureusement et (sanguinasement), de manière que ceux qui en furie entraient en mains, ne se pouvaient échapper.
Nos allemands se reculèrent au premier abord, mais les espagnols et wallons tinrent fermes, et par après se rassemblèrent les allemands derechef et Dieu nous donna la victoire. Depuis que le baron de Tilly et ses gens furent joints à l’ennemi, nous les secondâmes d’un autre côté criant tous ensemble à haute voix : Vive la foi catholique et le roy.
Et en même instant donnâmes sur l’ennemi, tous comme lions, abbatant tout ce qui nous venait à la main.
En cette bataille la cavalerie de l’ennemi chargea par trois fois sur l’escadron des espagnols, mais il les firent heureusement retirer.
L’armée du marquis de Durlach, était de treize mille piétons et trois mille chevaux, tous braves gens.
Le seigneur Dom Gonsalvo de Cordoba entra trois fois parmi l’ennemi, l’épée à la main, et frappait à dextre et à destre fort valeureusement, sans jamais y être aucunement blessé.
Le coronel Baut voyant que ses gens reculaient, et ne secondaient les autres, de sa propre main en tua huit qui causa telle horreur et peur aux autres, qu’ils chargèrent l’ennemi fort valeureusement.
Il y mourut encore de nos gens le capitaine Jereme Raeff, du régiment du comte d’Emden.
Cette bataille a été si étrange et horrible, que les soldats la disent plus cruelle et sanglante, après celle que Don Juan d’Autriche gagna en mer contre le Turc, que l’on avait jamais vue, et l’estime t-on de plus grande importance que celle devant Prague : car par cette bataille sont rompues toutes les forces de l’ennemi.
Le 12 mai, l’ennemi pensait venir rompre le pont que nous avions fait à Oppenheim sur le Rhin, ils venaient avec toute l’armée que le comte Palatin, et le comte Mansfeld ont par deçà laquelle on dit être encore quinze mille piétons et trois mille chevaux : mais ils n’osaient approcher, parce que nos gens et toute notre armée demeuraient toute la nuit en armes, et ainsi se retirent mais Dom Gonsalvo de Cordoba, et monsieur de Tilly avaient un autre dessein. Car ils voulaient poursuivre, et nous espérons qu’aurons bientôt un autre bonheur ou victoire, Dieu en soit loué.”

5 commentaires:

  1. Ne pas ressortir mes suédois,
    ne pas ressortir mes suédois,
    ne pas ressrtir mes suédois....
    Je résisterais, Timur! Tu m'auras pas!!

    ;o

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  2. Profites-en, tu dois avoir le temps à Paris !
    (Bon, j'ai acheté "Le roi de l'hiver" suite à tes conseils...)

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  3. Hello,

    Thanks for posting this. One of my wife's ancestors Samuel Kuttel took part in this battle as part of the Protestant cavalry.

    He came from Pforzheim was one of 400 horsemen from the town.

    Shortly after the collapse of the Protestant army after the explosion of the ammunition store, as the Protestant's were fleeing the Duke of Baden Baden was knocked from his horse.

    Samuel Kuttel turned back and picked the Duke up and rescued him.

    In recognition of this a plaque was placed on the wall in Pforzheim Church which is described in books and which survived until the bombing of the town in 1944.

    Kuttel had to flee from Pforzheim and eventually moved east to Hungary where his descendants live to this day.

    I have visited the battlefield and it is very little changed from the day the battle took place, as very few buildings have been built on the site.

    There is a very small monument to the Duke of Wuttemburg whch is almost concealed in a bush growing close to where the wagon lager was formed.

    Nick Balmer

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