vendredi 27 novembre 2009

Casaques / Cassocks

La guerre de trente ans vit l'apparition de la notion d'uniforme. Mais il ne s'agissait pas d'uniformes comme on les vit apparaître à partir des années 1660 : certaines unités (en général les unités d'élites) se distinguaient par la couleur et les motifs de leurs casaques. On connait ainsi les couleurs des casaques des Mousquetaires du Roi et des Gardes du Cardinal, puis du régiment Cardinal-duc, ainsi que celles des gardes de Wallenstein par exemple. Voici deux autres exemples de cette pratique : les Gardes de Monsieur et les Gardes du Cardinal Infant.

The Thirty Years War saw the emergence of the concept of uniform. We know well the colors of the cassocks of the King's Musketeers and the Cardinal's Guards, and those of Wallenstein's Guards. Here are two others examples : Monsieur's Guards and the Cardinal Infant's Guards.


Uniforme des gardes de Monsieur en 1626 :
"Monsieur eu quatre-vingt Gardes Français portant casaques & bandoulières de velours de ses livrées, leurs casaques chargées devant & derrière de ses chiffres en broderie rehaussée d’or.
Il eut aussi vingt-quatre Suisses qui marchaient devant lui, les dimanches & autres jours de fêtes, tambour battant, encore que le Roy fut à Paris ; mais il ne se trouvait pas aux lieux où était Sa Majesté."

"Mr. had eighty French Guards wearing velvet casaques & straps of his liveries, their cassocks loaded front and back with its figures decorated with gold embroidery."

Source : Mémoires contenant ce qui s’est passé en France de plus considérable depuis l’an 1608 jusqu’en l’année 1636.

Garde du Cardinal Infant en 1634 :
"Le Cardinal Infant était arrivé à Bruxelles dès le 2 novembre 1634 & afin de rendre son entrée plus célèbre, s’était fait accompagner par dix mille chevaux armés de toutes pièces, tant de l’Armée de Flandre, que de ceux qu’il avait amenés d’Allemagne. Il avait cent Gardes Tudesques, vêtus de ses livrées, qui étaient moitié de velours & moitié de taffetas jaune à bandes garnies de passement, houppées de cette couleur, mêlée de tané & ginjolin, & marchaient au devant de lui avec leurs timbales. Il était vêtu en cavalier à la française, portant le même habit qu’il avait à la bataille de Nordlinguen."

"There were a hundred german guards, dressed in his livery, which was half velvet and half yellow silk belt adorned with braiding, houppées of this color mixed with tané ginjolin, and walked up to him with their drums."

Source : Mémoires contenant ce qui s’est passé en France de plus considérable depuis l’an 1608 jusqu’en l’année 1636.

lundi 16 novembre 2009

Les Gardes françaises en 1636 / French guards, 1636

Here is an account of a parade showing the whole regiment (6,000 men strong) of Gardes françaises split in 18 battalions.

« On 21st (january of 1636), the king returned from Versailles to Paris, showed to the Duke his own Guards regiment prepared in 18 battalions in the great plain wich is near the castle of Madrid, where the skill of the soldiers make the Duke admit that they deserve the title of best regiment of the christianity ... »

« Le 21 (janvier 1636). Le roi retourna de Versailles à Paris, fit voir au duc le régiment de ses Gardes disposé en 18 bataillons en la grande plaine qui est proche du château de Madrid, où l’adresse des soldats secondant les commandements du maître, fit avouer au Duc qui est à bon droit qu’on lui donne le titre de meilleur régiment de toute la chrétienté ; encore que la foule des chevaux et carrosses telle qu’on ne s’y pouvait tourner au large, dérobait le plus beau de cet exercice ; car le roi même et toutes les dames y voulurent être. »
Source : Le Mercure François de 1636.

Note : Les Gardes françaises comptaient théoriquement 30 compagnies de 200 hommes soit 6000 hommes. En 1625 le régiment comptait 30 compagnies de 300 hommes soit 9000 hommes. Scinder le régiment en 18 bataillons donne 333 hommes par bataillon en 1636.

(Illustrations de Gardes françaises par Alexandre de Marbot).



















vendredi 13 novembre 2009

Lützen, 16 novembre 1632 (end of Imperial OoB)















(La mort de Gustave-Adolphe à Lützen de Meulener).

Finally, let see the imperial regiments present at Lützen. The list of imperial or ex-league regiments supposed to have fought the battle, and their position within the order of battle, are equally problematic. Here are 3 versions : that of Gualdo followed by the interpretations of Guthrie (who also based on the Swedish Intelligencer, the Sveriges Krig and the 1632 Krieglisten) and Brzezinski (who did not specify his source, out of the Sveriges Krig, but seems to use the same). I don't own any of these 3 accounts and lists.

Pour finir, voyons les régiments impériaux présents à Lützen. Puis il sera temps de passer à autre chose !
La liste des régiments impériaux (ou ex-ligue) présents à Lützen et leur répartition au sein de l’ordre de bataille sont tout aussi problèmatiques. En voilà trois versions : celle de Gualdo, suivie des interprétations de Guthrie (qui s’est aussi inspiré du Swedish Intelligencer , du Sveriges Krig et de la Krieglisten de 1632) et Brzezinski (qui ne précise pas ses sources en dehors du Sveriges Krig mais qui sont à priori les mêmes). Je ne possède pour ma part aucune de ces sources.

Aile gauche 28 escadrons de croates et 3 escadrons de cuirassiers de Cronenberg, Goetz (Gotz), Deffurt, Tersica (Trçka) et Bredau.
Guthrie énumère les régiments Gotz, Piccolomini, Trçka (Tersica), Holk et Hagen (Arquebusiers) en plus des croates.
Alors que Brzezinski liste les régiments Gotz, Piccolomini (arquebusiers), Leutersheim (arquebusiers), Lohe et Loyers (arquebusiers).

1ère ligne : 25 compagnies d’infanterie des régiments Bertaut-Walstein, Chiesa, Colloredo et duc Savelli. Droite : un gros bataillon de 16 compagnies des nouvelles levées de Dohna, Montecucculi et Tersica (Trçka).
2e ligne : 32 compagnies d’infanterie partagées en deux bataillons des régiments de Galas, Grana, Holck (?), Gueis ou Geysa, Prainer (Breuner) et d’autres.
3e ligne : un gros bataillon de 22 compagnies d’infanterie des régiments de Maximilien Walstein neveu du général, Contrès, Fugger et Lauenbourg.
Plus loin, Gualdo dit que les régiments Fugger, Grana, Prainer (Breuner) et Holck, Galas à leur tête, se battent avec acharnement contre les troupes du duc de Saxe-Weimar. Grana et Breuner seraient donc à droite de la seconde ligne et Fugger à droite de la 3e ligne.
Guthrie liste les régiments d’infanterie Trçka (Tresica), Kehraus (ex-Chiesa), Comargo, Grana et Waldstein en 1ère ligne et Alt-Saxon (Saxe-Lauenbourg) et Colloredo en 2nd ligne puis Mansfeld, Baden, Jung-Breuner et Alt-Breuner en 3ème ligne.
Alors que Brzezinski liste les régiments regroupés en bataillons, Comargo, GFZM Breuner, Grana & Breuner, Colloredo & Chiesa, Waldstein & Alt-Saxen (Saxe-Lauenbourg) en 1ère ligne et Breda, Jung-Breuner en 2nd ligne.

Aile droite : 24 escadrons de cuirassiers Piccolomini, Gonzague, Strozzi, Coronino plus pelotons de mousquetaires. Plus deux gros escadrons de cavalerie Colloredo, Reichemberg, Sparr, Schaumbourg et Officutz au-dessus des moulins, 15 escadrons de croates et de dragons de Forgatz et 30 escadrons de cuirassiers conduits par les colonels Maracini et Haraucour, flanqués de 10 escadrons de croates et de hongrois.